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lundi 16 février 2015

Street Art à Naples

Street Art à Naples

https://researchblogs.cul.columbia.edu


“Napoli Paint Stories” est un itinéraire au fil du street art et des graffitis dans les avenues et rues de Naples, organisé le 7 février 2015, avec un départ à 14h près de l’Université Orientale dans le Largo San Giovanni Maggiore à Pignatelli.  Tel est le projet qui consiste en une série de visites guidées à la découverte du street art napolitain. C’est une initiative de l’association culturelle “400 ml”, qui, depuis des années, a pour objet de valoriser ce riche patrimoine culturel composé d’art urbain dont le territoire parténopéen est riche.

ekosystem
Pendant la visite, nous aborderons les techniques et les travaux d’artistes étrangers comme Bansky, C215, Zilda, mais aussi d’artistes napolitains et italiens, comme Miedo, Cyop & Kaf, Alice Pasquini, Arp et Zolta: ce sont des artistes qui ont changé les murs parténopéens, citadins ou touristiques, en un itinéraire enchanteur dans la ville, dans la Naples rebelle, libre, celle qui, à travers la créativité et le talent des artistes métropolitains, a le courage d’exprimer son égo et tout son monde intérieur. Un trésor urbain quasiment illégal mais très riche en art, en culture, et qui exerce une fascination absolue.




L’art du graffiti n’est pas seulement un moyen de laisser un message aux passants, mais c'est désormais considéré comme un langage à part entière qui a envahi la publicité, la télévision, le design graphique et les jeux vidéo. Cet art est né du hip-hop, un phénomène social qui est apparu à New York dans les années soixante dix, où la discrimination sociale, les ghettos, les guerres entre bandes ont donné naissance à une série d’expressions urbaines: le rap, la breakdance et l’usage de codes vestimentaires comme les vêtements larges, les bandanas et les chaînes en or. Là s’insère le graffiti hip-hop, une sorte de croisade territoriale. Un symbole qui montre la présence, le contrôle et la domination sur un endroit. Le graffiti est une expression urbaine qui cherche plutôt la renommée, le message principal se compose d’une signature ou d’un tag. Des idées et un spray sont les outils nécessaires pour composer une oeuvre sur un mur de la ville. 
Au début, peindre les murs était un délit pénal, mais c’est devenu un moyen de se moquer des autorités. Ensuite, le writing s’est diffusé dans tous les États-Unis, pour ensuite se développer dans le monde entier, avec des caractéristiques propres à chaque pays. À partir des simples tags, des styles divers et de plus en plus évolués ont fleuri, à tel point que nous pouvons parler de “l’art du writing”  et beaucoup de grapheurs ont réussi à être exposés en galeries. Puis, l'art du graffiti a passé un compromis avec la société et s’est converti en instrument presque légal pour donner libre cours à la créativité et à la rébellion des jeunes.
“J’ai commencé à 4 ans avec des crayons de couleurs, puis j’ai découvert le spray de vernis et l’aérographe, ensuite les techniques d’impression artistiques comme la sérigraphie et les eaux-fortes. Aujourd’hui j’utilise le stylo plastique et des programmes d’art graphique. La seule chose qu’ont en commun tous ces instruments, c’est le besoin continu de créer un monde différent du monde réel, où l’imagination est reine, au-delà des règles physiques ou chimiques. Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds que je fais de tout, du moment que ça sert à créer” (Valerio Sarnataro, artiste).
Zilda

Les writers” sont convaincus d’appartenir à une catégorie distincte, en faisant abstraction de la complexité de leurs oeuvres: il font partie des artistes nouveaux. Comme dans l’Antiquité où l’homme préhistorique “graphait” les grottes, aujourd’hui, les writers consomment des bombes sur les murs urbains. Puis, cela a changé, les graffitis en général sont devenus un moyen de communication de masse qui permet de hurler, en silence et à coût zéro, les vérités appartenant à des groupes de personnes. S’exprime une volonté de s’évader, donc en représentant des mondes fantastiques; un désir de colorer, donnant de la vie aux grises cités; un besoin de secouer les consciences humaines et d’interrompre la frénésie du monde, qui court toujours après le temps, grâce à des expressions artistiques empreintes de signification.
Un voyage parmi les murs et les graffitis de Naples, à la découverte de ces oeuvres qui ne finissent pas dans les musées. Murs, maisons et immeubles qui racontent des histoires, mémoire parlante et visuelle de leurs artistes “J’ai approché le street art en marchant simplement dans Naples et en faisant attention à ce qui m’entourait”. Ces paroles de Tommaso Battimiello, artiste, ont un écho logique mais ne peuvent jamais être réduites à un monde, dans lequel “s’attarder” et “observer” sont devenus des gestes compliqués et très rares.
Les graffitis, les stencils, les scènes murales, les peintures, les images sacrées et profanes se détachent sur l’écran et nous obligent à reconnaître ce qui est enfoui sous la torpeur de la routine à Naples.

D’après « Napolipost », article d’Emanuela Scotti



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